Les formes de cyberviolences conjugales

  • Le cybercontrôle  : comportements répétés du partenaire (ou ex) visant à connaître et vérifier régulièrement au moyen des outils numériques les déplacements et les relations sociales de sa partenaire (ou ex)  : exiger que sa partenaire soit joignable en permanence, qu'elle envoie des photos confirmant exactement où et avec qui elle est, l’empêcher de répondre à des appels…
  • Le cyberharcèlement  : utilisation des appels, SMS ou autres communications via les réseaux sociaux avec la volonté de faire du mal et qui, par leur fréquence, visent à envahir à distance le quotidien de sa partenaire (ou ex).
  • La cybersurveillance  : ensemble d’agissements qui visent à assurer un contrôle continu des déplacements, agissements et relations sociales de sa partenaire (ou ex) au moyen des outils numériques, par exemple via un logiciel espion ou avec le GPS (technologie de localisation).
  • Les cyberviolences économiques et administratives  : comportements facilités par les outils numériques visant à réduire l’autonomie financière et/ou à contraindre les démarches (notamment administratives) de sa partenaire (ou ex). Par exemple, changer les mots de passe des comptes bancaires ou administratifs (Pôle Emploi, OFII, CAF…) pour lui en interdire l’accès.
  • Les cyberviolences sexuelles  : utilisation de moyens technologiques pour filmer ou prendre des photos pendant un acte sexuel et menacer de les diffuser – ou mettre la menace à exécution – pendant la relation ou après la fin de celle-ci dans le but d’humilier.
  • Les cyberviolences via les enfants  : utilisation des enfants pour exercer un contrôle sur les actions et déplacements de sa partenaire (ou ex) et/ou pour la menacer.