Besoin de soutien ?

« Parfois on se dit : « Je voudrais que jamais mes parents ne soient au courant ». Mais si j’avais un conseil à donner à certaines personnes qui ont fait des photos [intimes qui ont été diffusées] comme ça, c’est d’aller le dire. Vraiment d’en parler. À un adulte. Même à la famille. Moi j’ai été vraiment soulagée. »

Livia, élève de 4ème.

Premier conseil : ne pas rester seul-e ! En parler avec quelqu'un-e de confiance dans votre entourage ou contacter un dispositif dédié.

Pour les moins de 18 ans (spécifiquement) :

  • Plateforme en ligne pour les enfants et adolescent-e-s : NetEcoute. C’est une plateforme de discussion avec des conseillères et conseillés formés aux enjeux du numérique. Vous pouvez les joindre par téléphone : 0800 200 000 (numéro gratuit, anonyme, confidentiel, ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h). Ainsi que par mail, par chat, ou par Skype.
  • En cas de harcèlement dans le cadre scolaire, un numéro national unique et gratuit : 30 20Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 20h et le samedi de 9h à 18h (sauf les jours fériés). Pour en savoir plus : http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/ ou sur Facebook.

Pour les 16- 25 ans :

  • En cas de violences dans les relations amoureuses : l'association En avant toutes propose un tchat pour les 16-25 ans (anonyme et gratuit).
  • En cas de viols et agressions sexuelles : « Viols Femmes Informations » : 0800 05 95 95. Gratuit depuis une ligne fixe et un portable. Ouvert du lundi au vendredi. 10h-19h. Pour en savoir plus : http://www.cfcv.asso.fr/

Pour les plus de 18 ans :

  En ligne, des espaces de soutien

  • Les Féministes contre le Cyberharcèlement, créé en janvier 2016, sont un collectif féministe intersectionnel mobilisé contre les violences faites aux femmes, aux filles et aux personnes LGBTQI+ à travers les outils numériques. Ce collectif est à l’origine de la campagne #TwitterAgainstWomen et a pour objectif de sensibiliser l’opinion et les réseaux sociaux au cyberharcèlement et aux cyberviolences, d’aider les victimes et de les informer sur les recours possibles. Vous pouvez les retrouver sur TwitterTumblr et Facebook.
  • Ne plus agir seule face au cybersexisme : l’empêcheuse de tourner en rond lance des appels sur Facebook pour y signaler des contenus sexistes publics.
  • Vous n’êtes pas seul-e à vivre ces situations, des espaces pour témoigner anonymement sont facilement accessibles ! Attention certains témoignages sont assez violents et explicites : Paye ton bahut sur le sexisme au collège et au lycée ; Paye ton couple, sur des situations de violences vécues dans un couple, ou entre deux personnes, dans le cadre d’une relation sexuelle et/ou affective ; Paye ta fac, sur le sexisme en milieu universitaire ;  Paye Ton Troll  : sur le cyberharcèlement anonyme et massif envers des féministes en ligne.

  Pour aller plus loin : comment réagir face à un « raid » organisé anonymement en ligne dont on est témoin ?

  • Sur les réseaux sociaux type twitter, si une personne est victime de harcèlement publiquement, des campagnes de soutien peuvent être organisées : en créant par exemple un hashtag de soutien tout en conservant autant que possible l’anonymat de la personne ! Eviter dans tous les cas de relayer du contenu sexiste, même si c’est pour le signaler.
  • Quelques conseils sur Twitter (par Crêpe Georgette) ou plus généralement ici (par Marie Kirschen, BuzzFeed).